Montreuil, le 12 février 2026
Malgré une pétition citoyenne ayant recueilli plus de 2,1 millions de signatures, le débat organisé à l’Assemblée nationale n’a fait que confirmer les nombreuses inquiétudes soulevées par la loi Duplomb. À l’image des 1 500 paysans et paysannes, scientifiques, professionnels de santé et victimes rassemblés à Paris ce mercredi 11 février, la société civile poursuivra cette mobilisation tant que les politiques agricoles ne garantiront pas la protection des paysans, de la santé et de l’environnement.
Ce mercredi 11 février, comme dans les 36 villes mobilisées ce week-end partout en France, 1 500 personnes ont rappelé leur opposition ferme à la loi Duplomb et à toute tentative de “loi Duplomb 2” qui ne répondent en rien aux difficultés du monde agricole et menacent gravement la santé publique et l’environnement.
“Des voix unies, paysans, citoyens, pour dire une chose simple : nous voulons protéger. Protéger notre santé. Protéger notre eau, nos sols, notre environnement. Protéger celles et ceux qui nourrissent ce pays. Protéger les paysans, pas les profits de quelques uns.” Mathieu Courgeau, éleveur et co-président du Collectif Nourrir
Pétition massive, déni politique
Les organisations mobilisées dénoncent la tournure prise par le débat à l’Assemblée nationale. Plusieurs prises de parole ont cherché à disqualifier la mobilisation en la présentant comme « anxiogène » ou fondée sur la désinformation. Nous rappelons que les alertes portées reposent sur des données scientifiques et que l’expression de millions de citoyens relève pleinement de l’exercice démocratique.
Au cours des échanges, les arguments d’opposition au texte ont été décrits comme une menace pour la survie de l’agriculture française, occultant ainsi les nombreuses voix d’agriculteurs qui estiment que cette loi ne répond pas à leurs préoccupations et qu’il existe des alternatives durables déjà à l’œuvre sur le terrain.
Paysans et citoyens unis pour demander des lois agricoles qui les protègent réellement
Nous rappelons que les politiques agricoles ne peuvent se décider contre l’avis de millions de citoyens, des paysans et des scientifiques. Nous demandons un changement de cap immédiat et des lois agricoles qui protègent réellement celles et ceux qui nourrissent la population.
Nous demandons :
- un revenu digne pour les paysans et paysannes ;
- une véritable prise en compte des connaissances scientifiques et des enjeux de santé publique ;
- la préservation de la ressource en eau et de l’eau potable ;
- un soutien renforcé à l’agriculture paysanne.
La mobilisation se poursuit le 14 février avec une fête organisée par la Confédération paysanne place de la République à Paris. Un moment festif pour continuer à défendre une agriculture paysanne, juste et respectueuse de la santé et de l’environnement.
Contact presse
Claire Gittinger
07 57 45 68 96
